Cover me baby one more time
Ein noch nicht da gewesener Kindheitstraum wird dank The Burden Remains und Perspective Shifts wahr: Endo Anaconda in Black Metal-Manier. Anstatt z’Nüni gibt’s es Blasts auf die Zwölf, es wird bleischwer statt «Fäderliecht» und tief drin sind wir keine Waliseller, sondern lediglich Moudis für feinst geölte Riffs. Und mit Giant Moa’s « Sans Michel » hört man zum ersten Mal gute Jean-Michel-Songs, da ersteres kein einziges Mitglied der Freiburger Punkband auf der Bühne steht und zweiteres die Berner Vogelfreunde die schrullige Punksauce mit ordentlich Psychedelic Doom zu würzen wissen. Nach Mitternacht gehört die Tanzfläche dem gut behemdeten kai_disco und der Name ist nicht diesmal Programm: Bangers kommen, siegen und gehen, aber der Groove und der Schweissfuss bleibt.
Text: Samuel Riedo
Eintritt : Kollekte
Cover me baby one more time
Un rêve d'enfance inédit devient enfin réalité grâce à The Burden Remains et Perspective Shifts : Endo Anaconda revisité à la sauce black metal. Au lieu du traditionnel en-cas de dix heures, on prend une rafale de blasts en pleine figure; au lieu de la légèreté de Fäderliecht, place à une lourdeur de plomb. Et au fond, nous ne sommes plus des habitants de Walliseller, mais simplement des taupes bercées par des riffs parfaitement huilés. Avec « Sans Michel » de Giant Moa, on entend pour la première fois de bonnes chansons de Jean-Michel d'une part parce qu'aucun membre du groupe punk fribourgeois ne monte sur scène, et d'autre part parce que les amis bernois des oiseaux savent relever cette étrange sauce punk d'une généreuse dose de doom psychédélique. Après minuit, la piste de danse appartient à kai_disco, toujours impeccablement chemisé. Et, cette fois encore, son nom ne fait pas tout le programme : les bangers arrivent, triomphent puis disparaissent, mais le groove et les pieds moites, eux, restent.
Text: Samuel Riedo
Entrée : Au chapeu